le jeu des incohérences et autres contradictions sociétales

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de la loi

Classé dans : justice — 16 mars, 2009 @ 10:51

« Nul n’est censé ignorer la loi »: cette phrase est totalement incohérente.Est-ce que chacun d’entre nous a appris par coeur le code civil et le code pénal ? Non car cela recqiert des années d’étude et encore sans que l’on n’en discerne toutes les finesses. Ce présupposé de départ est donc fallacieux. Il part d’un principe qui est impossible à réaliser par le citoyen lambda. On remarque d’ailleurs que cette loi que l’on doit impérativement connaître n’est pas enseignée au collège ou au lycée pour instruire nos futurs citoyens.

Dans l’impossibilité d’apprendre par coeur le code civil et le code pénal (à moins d’avoir une mémoire à la « rainman » ) l’état nous oblige donc à prendre un avocat pour se mettre au courant de ses droits et devoirs. Tout le monde en a-t-il les moyens? Tout le monde n’est donc pas égal face à la connaissance de la loi et une certaine partie de la population se trouve donc plus exposée à devenir un « contrevenant » potentiel. Quel est le but ?

C’est donc un lieu commun que de  dire que la loi n’est pas la même pour tout le monde.Peuvent se permettre de détourner les lois ceux qui la connaissent parfaitement. »Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… » Ces vers,me semble-t-il,ont été écrits sous un régime monarchique…Je vous laisse donc à votre reflexion…

 La loi dit-on a été faite pour protéger les plus faibles…..mais la loi n’est pas juste,elle est pragmatique.Ainsi, saviez-vous que l’on encourt la même peine que l’on vole un chewing-gum ou des bijoux?(la sanction  est émise pour le fait de voler et non par rapport à la valeur du bien volé).Ainsi,un fait divers de mars 2009 indique la différence de jugement entre les grands et les petits.Une caissière d’un supermarché discount a fraudé en faisant passer ses amies à la caisse en annulant le solde de leurs courses: 2 ans de prison avec sursis……..évoquons alors les responsabilités dans l’affaire du sang contaminé (années 80): les hommes politiques sont toujours en exercice…..regardons alors les différences de traitement de ces 2 affaires!! Les listes des jugements incohérents prononcés sont interminables….

A quoi sert la loi dans ces conditions ? On s’offense des voitures volées,des traffics de drogue,des cambriolages.Ces méfaits sont condamnables certes mais ils ne sont que l’écho du banditisme qui s’opère en haut.C’est un effet pyramidal:pourquoi les petits devraient la respecter si ceux d’en haut peuvent se dérober à ses jugements ou obtenir des jugements complaisants?La loi devrait être faite pour etre respectée et non pour etre détournée à sa convenance quand on a de l’argent….

de l’administration

Classé dans : gestion — 16 mars, 2009 @ 10:43

Opposer la fonction publique et le privé ne fait pas avancer les choses. Cela ne mène  qu’à des guerres picrocholines ,stériles et burlesques. Avez-vous remarqué que la critique des fonctionnaires est un tabou en France? On évite le sujet lors d’un repas entre amis parce que quelque part , à tort ou à raison, tout le monde se sent visé. En effet,nous avons pour la majorité d’entre nous au moins un fonctionnaire dans notre famille. Commençons par la poste:les nombreux  sketchs des humoristes sont révélateurs des failles du système:lenteur au guichet ,horaires d’ouverture en inadéquation avec le rythme de la société………Quelque part, j’aime ce décalage totalement anachronique:on dirait la france des années 50 ,où l’on prenait le temps de vivre. Assenez-leur alors la moindre des petites remarques……Fort de leur impunité et de l’approbation tacite de leur hierarchie,ils montent alors sur leurs grands chevaux: tu es pressé? J’ai tout mon temps ne t’en déplaise… Pourquoi une telle susceptibilité? Est-elle amplifiée par leur position de privilégié du marché de l’emploi? Le statut permet-il alors d’une manière officieuse l’arrogance?est-il utile de rappeler qu’il n’y a pas que les retraités qui fréquentent la poste….un peu de compassion pour le rythme frénétique du privé …….Que l’on arrête aussi avec cette prétendue sympathie des facteurs.Ils font des sourires pour le calendrier de fin d’année et ne prennent des nouvelles de votre vie que pour informer les impôts de votre futur déménagement….(auraient-ils un lien quelconque avec les RG? Non, je préfère que ma mémoire collective s’arrête sur l’image du sympathique facteur ,devenue presque dans notre pays une image d’Epinal….)

Je ne m’étendrai pas sur l’anpe,qui est,comme tout le monde le sait,une grande supercherie….Ils ne traitent que des stages sous-payés et autres formations improbables. Les recruteurs ne s’adressent à eux que lorsque les autres moyens ont échoué (réseaux,chasseurs de têtes…..).Ils ne leur reste donc que les miettes. On se plaint du manque de motivation des chômeurs quand ils poussent les portes de l’anpe? Peut-être parce qu’ils savent que les postes qu’on va leur proposer ne vont que conforter leur position de rebut de la société.L’anpe n’est plus une incohérence,c’est une plaisanterie….

des classes sociales et de nos élites

Classé dans : politique — 16 mars, 2009 @ 10:38

1) de l’importance des réseaux:

N’avez-vous jamais remarqué la propension du peuple français à toujours regarder son voisin , à le critiquer,pensant qu’il jouit de privilèges qu’il ne possède pas ? C’est ce qui nous amène à une France qui se scinde:entrepreneurs contre employés , gens du privé contre fonctionnaires. Cette scission fait cliché certes mais elle n’est pas si éloignée de la réalité que cela. Mais pour comprendre le fonctionnement de la société, il faut partir de la base.Analysons cette grande maison qu’est l’anpe , chargée selon un discours officiel de réinserer les chômeurs : tout le monde ou presque s’accorde à dire qu’elle est inefficace. Oui car le marché du travail ne s’effectue que très peu en fonction de compétences ou consciences professionnelles. Il se gère en fonction des réseaux. Pendant les 30 glorieuses , l’ascenseur social marchait encore. Mon père, à l’époque , mettait un point d’honneur dans sa vie à avancer seul ,à évoluer sans l’aide de personne.Cela correspondait aussi à un caractère indépendant et libre. Aujourd’hui ,il faut être franc-maçon , avoir des relations dans les milieux fortunés,appartenir à une famille politique ou à une association , à un lobby quel qu’il soit,être syndiqué , bref tout ce qui participe de la cooptation.Dans une émission de télé, on débattait au sujet d’un livre intitulé »fils de ».Une chroniqueuse joua les offensées , s’indigna de cette thèse du piston , affirmant que si ce « fils de »n’était pas compétent,il se trouvait sur un siège ejectable. De qui se moque-t-on ? A -t-on la même vivacité pour éconduire un inconnu ou celui qui appartient à une famille puissante ,actionnaire majoritaire de l’entreprise de surcroît ?

Ce système des réseaux suppose de se rendre moralement dépendant d’une organisation où chacun est censé rendre à d’autres les services qu’on lui a rendu. Un petit monde très solidaire mais aussi très aliénant. Avoir l’esprit d’initiative quand on veut devenir entrepreneur c’est bien mais entouré des bons amis c’est mieux.Pour ceux qui aiment l’indépendance d’esprit , ce carcan peut vite s’avérer une prison dorée . Nous nous trouvons donc dans une société aliénée qui ne laisse place qu’à des démarches officieusement collectives et non individuelles . Plutôt que de pointer du doigt les rmistes ,les réseaux ne sont-ils pas les premiers discriminateurs du marché de l’emploi? Pardon ,ce ne sont que de petits arrangements entre amis……

 

2)le peuple et les élites:

La notion de classe moyenne s’érode de plus en plus. L’écart se creuse davantage entre les détenteurs des capitaux et les « travailleurs ».Il y a le peuple et les élites. Le precieux cercle des happy few  tente par des codes grossiers à rester à part. Leur argent leur suffit pourtant à se dépareiller du commun des mortels. Mais cela ne leur suffit pas . Je vais prendre pour exemple leur manie à vouloir des femmes grandes…..je ris du formatage:grandes,minces et blondes de préférence. Incohérence là encore:quand on est en haut d’une pyramide on est sensé être plus intelligent ou du moins plus secondaire….Il n’en est rien.Ils se servent de la beauté des femmes comme signe d’appartenance à une caste ,elle n’est plus considérée comme un être mais comme un révélateur de pouvoir.Je suis (ou je me sens )important parce que j’ai une belle femme…Cela fait penser à une société patriarcale d’une grande primarité :la superiorité par l’apparence,on est grand et donc supérieur aux autres….A quand la supériorité de l’esprit?A quand la suprématie de l’être sur le paraitre? Vite s’il vous plaît,il est plus que tant  à l’orée de ce troisième millénaire………

des professions difficiles,des bénévoles,du volontariat,du don de soi

Classé dans : societe — 16 mars, 2009 @ 10:35

N’avez-vous jamais remarqué combien les gens qui sont au premier rang des problèmes (pompiers ,professeur , éducateur ,infirmiers ) sont souvent les « oubliés » de la société française? En effet,leur salaire n’est souvent pas à la mesure de l’effort fourni et sont méprisés lorsqu’ils osent revendiquer leurs droits.

On se souvient  des mouvements de grève des infirmières ou des pompiers qui n’ont été accueillis que par les fumigènes des crs. Observons le statut des pompiers:il y a 25000 pompiers professionnels et 220000 pompiers volontaires. Ces derniers ont la même formation que les pros .Or,ils n’ont aucun statut (pas de sécu,pas d’assurance chômage).Ils ne touchent qu’une vacation horaire , réduite à 9 pour 100 pour les gardes de nuit. Est-ce normal que la protection de nos citoyens (porter secours est ,me semble-t-il,une tâche noble) soit assurée par des gens qui ne vivent aucune reconnaissance statutaire ? Le bénévolat a bon dos lorsqu’il s’agit de pallier les faiblesses d’un Etat incapable de payer dignement ces gens méritants. Après tout, s’ils sont bénévoles , c’est qu’ils le veulent bienClin doeil!on peut aussi parler des pompiers professionnels à qui l’on refuse une prime de risque pour métier dangereux…….

Le bénévolat est un concept qui ne devrait pas exister dans le monde du travail. Tout travail mérite salaire (un salaire digne devrait-on ajouter).Nous sommes tous complices de cet état de fait , on en a d’ailleurs tous pris l’habitude. Lorsque la catastrophe écologique de l’Erika a eu lieu , ce sont des bénévoles qui ont nettoyé nos plages et nous avons trouvé cela normal.Il n’y a pas eu de reconnaissance pour leur travail mais en plus ils ont été totalement (et c’est le cas de le dire) lésés. Ils ont manipulé des produits hautement toxiques sans protection.L’Etat ne leur a  même pas fait parvenir des combinaisons appropriées au travail…..avouer que c’était toxique , c’était prendre le risque de ne plus avoir cette manne à faible coût à portée de mains. Où se trouvaient les professionnels du nettoyage envoyés par le groupe pétrolier fautif? Pourquoi une telle inefficacité dans le domaine? Avouer l’inavouable? Ce n’est pas dans les moeurs françaises….

Et c’est ainsi que dans ce contexte de béatitude collective, nous avons accepté voire applaudi à l’initiative des pièces jaunes. Elle part d’un bon sentiment et est donc fort louable en soi. Elle réquisitionne pour l’occasion toutes les bonnes volontés.C’est l’Etat qui fait l’aumône: »à votre bon coeur m’sieur dame » , comme si le citoyen français ne payait pas suffisamment d’impôts et autres taxes (rappelons que le contribuable français est le plus taxé des contribuables européens). Nos élites nous assènent souvent que nous sommes un pays d’assisté…Ne pouvons-nous pas retorquer que c’est nous qui assistons souvent l’Etat? est-ce normal que le peuple prenne ses centimes pour financer des projets importants pour nos hôpitaux? Ne parlons pas du téléthon:financer la recherche doit être considéré comme du luxe par l’Etat.On préfère les dons à un réel plan de financement pour nos chercheurs….Les français sont formidables……

 

 

de la culture et de sa place dans la société

Classé dans : culture — 16 mars, 2009 @ 10:31

On le remarque : être cultivé ne paie plus. Auparavant c’était un atout majeur. Non parce que les gens avaient plus l’amour de la culture et de la connaissance mais tout simplement parce qu’elle était un indicateur social. La bourgeoisie se voulait être cultivée par intérêt, pour prouver son appartenance à un milieu. La preuve, maintenant qu’elle n’est plus utile, elle est   désertée même dans les hautes sphères. Les champs de connaissance se déplacent : on fait des études de commerce,on apprend le chinois,c’est la victoire du « tout économique » sur la culture souvent littéraire dite inutile. Or, la culture, n’est-ce pas ce qui est par essence inutile et non monnayable ? On n’aime plus ce qui est inutile dans notre société.

En tant qu’enseignante, j’eus une remarque révélatrice d’un de mes élèves  à qui  j’enseignais le latin : « Madame, le latin, cela ne sert à rien ! Je préfère aller cueillir des melons dans les champs, au moins je suis payé pour mon travail !  »  Comment lui expliquer qu’il s’agit simplement d’un exercice intellectuel qui va davantage structurer son esprit ?   Q’une meilleure connaissance des origines du vocabulaire de sa langue lui permettra de mieux la comprendre ? Mon discours était totalement anachronique et je le savais…. Dans un monde où tout doit être rentable, la connaissance gratuite n’a que peu d’intérêt……

Je connais un entrepreneur bien dans son temps et qui réussit très bien. Son profil aussi est bien de son temps : c’est un killer, avec un sens affûté des affaires. Mais ne lui demandez pas de regarder un film en v.o : trop prise de tête… ou encore parlant d’un de ses employés : « lui,il a du charisme, il est carré »…. Ne parlons même pas de la connaissance de Descartes ou de Goethe, ils ne sont d’aucun secours dans le monde des affaires. Voilà un des profils d’aujourd’hui : incultes et arrogants par leur réussite. Ils pensent que les autres sont idiots car ils ne réussissent pas comme eux et donnent de surcroît des leçons de morale. La société leur donne raison : ils ont l’argent et l’argent c’est le pouvoir. Or, plus on est cultivé, plus on sait qu’on ne sait rien ou presque. La culture, c’est aussi l’apprentissage de l’humilité.

La culture est intimement liée au concept démocratique. Dès qu’historiquement on s’est vu placé sous un système, disons moins démocratique, la censure apparaît, même inavouée et d’autant plus pernicieuse. La propagande n’est plus remise au goût du jour, non, trop primaire et voyante. La pensée unique s’infiltre grâce au contrôle des médias par le pouvoir, elle oriente la vision des choses,uniformise l’esprit critique. Peut-on même alors parler de « pensée » même unique ? Les hautes sphères prennent les opinions à la mode, les divers témoignages de la rue pour mieux asseoir leur discours démagogique. A bas les idées, vive les opinions ! Eh oui, le philosophe n’existe plus, son indépendance intellectuelle fait peur,  on le met au ban. Il veut revenir dans la société et descendre de sa tour ? Qu’à cela ne tienne :qu’il soit au service de la politique, qu’il affiche clairement ses accointances et choisisse son camp. Qu’il réfléchisse utile ! Tout doit être rentable ! On parle de liberté de pensée ? Répondons libéralisme ! On parle d’indépendance d’esprit ? Répondons alliance. Que fait-on dans ces conditions du droit intellectuel au doute ? Que fait -on du fait qu’une réflexion philosophique peut conduire à un changement d’idée ? Incohérence encore : on nie la définition même de la philosophie : une pensée n’est jamais figée mais toujours en mouvement, elle doit avoir la liberté d’évoluer…

Le choix du mot philosophe m’amène au fait divers où un professeur de philosophie a subi les foudres d’extremistes parce qu’il avait décrié le Coran. En France,lorsque l’on émet des idées qui ne sont pas politiquement correctes,on doit se cacher sous peine d’encourir une mort ou plutôt une mort de la pensée ? Ceci  est grave mais prévisible de la part des extremistes. Mais comment qualifier l’incohérence de la réaction du corps enseignant? Comment une profession dite intellectuelle peut-elle ne pas soutenir ce professeur ? Quel que soit leur avis sur le coran, comment ne pas soutenir la liberté d’expression, un des piliers fondamentaux de notre démocratie ? Comment ne pas admettre le courage intellectuel de ce professeur? Seraient-ils donc en majorité des lâches?Je n’ose y songer….Nos profs sont courageux ! Seraient-ils alors des adeptes du politiquement correct, seraient-ils donc par conséquent des non-intellectuels ? La simple supposition que ce postulat soit vrai m’effraie……Je passe donc à un autre sujet……

de la mixité sociale

Classé dans : politique — 16 mars, 2009 @ 10:27

Grand concept à la mode : la mixité. On veut apaiser les tensions entre les groupes sociaux en soutenant ce principe  utopique de fraternité entre les gens. Faire vivre ensemble des gens qui n’ont aucun point commun véritable :une véritable gageur? Non,juste une impossibilité.Plus je connais la nature humaine plus je trouve que les gens ont un penchant naturel pour le repli-sur-soi ou le repli sur les »mêmes que soi »,repli de protection primitive,on reste en caste…

On demande à la classe moyenne de cohabiter .Le prix des terrains étant élevé ,les gens vivent de plus en plus les uns sur les autres.Mais qu’y-a-t-il de commun entre un couple d’enseignants et des petits jeunes de milieux populaires ,propriétaires d’un rottweiler(travail dans la sécurité oblige) et écoutant du rap à fond?Les codes ne sont pas les mêmes et ils cohabitent pourtant….Vive l’heterogenéité , vive la parfaite acceptation de l’autre…pour le peuple!! Ce bel élan de fraternité peut vite dévier: les voisins parfois se haissent d’avoir trop cohabité , les sons et les modes de vie se lassent de s’être trop mixés ,la différence devient un prétexte à la violence……La complexité de la mixité s’exprime bien dans « la crise  » de Colline Serreau ou dans « le goût des autres « d’Agnès Jaoui….L’esprit de compétition de nos sociétés modernes ne fait qu’amplifier ces dérives  :il faut toujours qu’on classe les gens dans une classe sociale ,dans un niveau de culture ou dans un niveau de richesse…..A force ,on se sent toujours l’inférieur d’un autre , le « con » d’un autre…Comme un prisme qui ne ferait que grossir les différences pour mieux mettre en relief les imperfections des uns et des autres…..

Incohérence là encore ou « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais »……Nos élites sont loin d’être des modèles pour ériger le principe de mixité en vertu…Ils prônent la mixité mais ils ne vivent qu’entre eux. Le racisme les dégoute car c’est politiquement incorrect et immoral mais ils n’ont jamais eu à subir les différences socio-culturelles des uns et des autres. Leurs enfants non plus d’ailleurs:ils fréquentent les mêmes écoles.C’est la différence entre l’abstraction d’un concept et sa réalité…C’est la différence entre le peuple qui doit subir et les élites qui peuvent choisir….  Le « vivre-ensemble » doit aller de soi mais pas pour eux….Or quand on impose un modèle social aux autres , le mieux c’est d’en faire soi-même l’experience. Ces grands élans utopiques et fraternels ne seraient-ils pas un moyen de mettre des grands mots sur des réalités complexes et difficiles à gérer? Ne serait-ce pas un moyen d’obliger les gens à cohabiter (alors qu’ils n’en n’ont pas envie pour la plupart!) ,devrais-je dire à se serrer les uns sur les autres en offrant dans un discours politique forcément habile la recette suprême du bonheur fraternel et solidaire? Ils en arrivent même à nous culpabiliser si l’on refuse cette mixité miraculeuse…Décidemment ,ils sont très forts….Et nous on avale ces recettes ou plutôt ces couleuvres….

de la mentalité française

Classé dans : societe — 16 mars, 2009 @ 10:19

Avez-vous remarqué la façon dont on traite les sujets sensibles voire tabous en France? On ne regarde jamais les choses en face , notre regard est toujours fuyant pour ne pas dire lâche . Incohérence ! Comment ? Le pays  qui se targue d’être le pays des droits de l’homme , de l’écoute des autres serait-il en fait très gené lorsqu’il s’agit de sujets complexes et sensibles? Pour quelles raisons dans ces conditions ? Pourtant , la difficulté et les complications , on aime cela en France , à en juger par les discours abscons de notre administration ou la langue , autant confuse que de bois , de nos énarques. Une nouvelle mesure? Rendons-là incompréhensible et par voie de conséquence inapplicable. Le caractère de notre politique: nous votons des lois  qui restent inapplicables. On a donc particulièrement le culte du compliqué dans les hautes sphères (souvenons-nous de la complexité de la mesure sur les heures supplémentaires de 2007).Rendre compliqué quelque chose de simple , on sait faire! En revanche, aborder de front des  sujets complexes , là on aime moins.Regardons notre comportement par rapport aux affaires de pédophilie.Que cela soit dans l’Eglise ,l’institution « clef en main » du bien sous tous rapports ou dans l’éducation nationale où,avez-vous remarqué , il ne se passe jamais rien de fâcheux? En effet l’éducation nationale jouit a priori d’une présomption de confiance. Nous pouvons parler d’une assistante maternelle (ou nounou) en disant d’elle: »jamais je ne lui confierai mon enfant ». Or, nous avons a priori confiance en l’éducation nationale. Mais il faudrait peut-être réviser notre jugement. Rappelez-vous l’affaire de l’instituteur pédophile (Marcel Lechien , 51 ans, instituteur à Cormeilles dans l’Eure, jugé en 2002).La directrice savait ,les faits étaient connus depuis 1996 (elle a retiré son propore enfant de la classe de cet homme),les autres collègues étaient complices puisqu’ils savaient qu’il restait avec un seul enfant dans sa classe pendant les récréations.La directrice et l’inspecteur ont été mis en examen pour « non dénonciation d’atteintes sexuelles » mais cela se soldera par un non-lieu en leur faveur……

Même la justice cautionne leur mutisme: amour du silence, execration du bruit et de la polémique , caste nombriliste,solidaire même du pire…..L’olmeta est une habitude bien ancrée en France….On ne soulève pas les vrais problèmes. On élève à la hierarchie des personnes qui ont plus les capacités à étouffer les affaires plutot que de régler des problèmes qui somme toute n’en valent pas la peine (puiqu’ils salissent trop l’image de nos institutions…) Même quand l’opinion s’insurge et veut changer les choses , on reste dans l’immobilisme (cf l’article sur l’euthanasie). Ambiguité encore sur un sujet comme l’inceste. Il faut savoir que l’inceste n’existe pas dans le code pénal.La société n’est pas claire, n’est pas honnête là- dessus . Est-ce parce que nos dirigeants sont essentiellement des hommes ?

De même ,il a fallu l’enlèvement du petit Enis par un pédophile recidiviste pour que le port du bracelet devienne obligatoire. Auparavant ,les parlementaires avaient révoqué cette loi car « contraire aux lois sur la liberté de l’individu en France ».Vaste supercherie ,sachant que l’on est déjà fiché de toute part et qu’un pédophile ne doit pas être mis au même rang qu’un citoyen lambda!!

Fichue liberté! On ne nous donne pas le droit de mourir  quand on le désire mais on autorise tacitement un pédophile à récidiver au nom de la liberté?? Et la liberté de protéger nos enfants ? Fichues incohérences……..

Le remue-méninge des paradoxes

Classé dans : explication du projet — 16 mars, 2009 @ 10:14

J’ai remarqué dans notre beau pays quelques dissensions , quelques incohérences et autres paradoxes et cela dans des domaines très hétérogènes ,afférents tant à nos institutions qu’à nos us et coutumes.   Dans ce blog ,je m’amuse donc à faire un exercice de style: prendre un thème et l’analyser sous l’angle précis des contradictions. Nous vivons en France,pays démocratique. Quelle chance! Cependant , mes modestes remarques de simple citoyenne tendent à démontrer que cet équilibre démocratique reste fragile….Lieu commun me direz-vous…Mais il me semble interessant de découvrir de quelles manières différentes l’esprit démocratique est détourné…

Ne voyez aucun jugement ni mise à l’index dans les sujets choisis. Mes interrogations ne sont que le fruit de mes incompréhensions ,volontairement naives.Je me plais comme Candide , à jouer les étonnés ,pour mieux mettre l’accent là où le bât blesse. Je mets à jour un certain nombre de dysfonctionnements.Mes remarques sont peut-être les vôtres. Ce monologue préfererait un écho polyphonique ,une sorte d’agora où chacun pourrait apporter quelques commentaires aux miens…

Cahier de doléances ? Non  , mais tentative d’ébranler quelque peu notre douce France pour la voir réagir, la voir sortir de cette léthargie et de ces idées reçues qui l’asphyxient. Elle s’enlise dans ses contradictions qui la contraignent souvent à une situation bloquée, aggravée biensûr en cette période de crise….

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